Souvenirs de mon village

Je suis né à Sart le 21 avril 1900 dans une ferme qui donnait bien de la peine à mon père pour réunir le montant de la location... Le printemps, c'était le moment des semailles, seigle, avoine et plantation de pommes de terre. Le mois de juin amenait la fenaison. Les foins étaient fauchés à la faux. La fenaison finie, les paysans gagnaient la fagne pour y extraire la tourbe destinée au chauffage. Ils coupaient la mousse, les bruyères, les fougères qui, séchées serviraient de litière. Dans la forêt, ils faisaient provision de bois de chauffage. L'automne était pour les enfants la période des vacances, de mi-septembre jusqu'à la Toussaint. Il fallait alors assurer la garde du bétail qui paissait dans les terrains non clôturés. Puis il y avait le ramassage des pommes de terre. L'hiver ramenait les longues soirées et les veillées avec les voisins à la lueur d'une lampe à pétrole. La vie était assez dure, les revenus provenaient de la vente du beurre des pommes de terre ou, si c'était vraiment nécessaire, d'une vache. Le mois de novembre amenait la fête du cochon. C'était l'occasion d'inviter parents et amis au festin pour y goûter boudins et autres charcuteries. C'était la vie de chaque ménage !

Gustave Bonniver

Loin des centres industriels, au pied des Hautes Fagnes, Sart offre aux touristes, respectueux de la nature, l'occasion de trouver au contact de celle-ci, calme et repos dans des sites forestier et champêtre parcourus par de nombreuses promenades et arrosés par des ruisseaux et rivières dont les principaux sont : la Hoëgne, la Statte, la Sawe et le Wayai. L'origine de Sart remonte probablement au Xe siècle. Le nom de Sart apparaît au XII e siècle dans un document à propos de la chapelle " Sartum". Les fondements de l'église actuelle doivent dater de cette époque. Les fonts baptismaux datent eux de 1610. Au centre de la Grand'Place se dresse le Perron (emblème des libertés ancestrales du pays de Liège) qui date de 1458.

Contre le chœur de l'église se trouve un très vieux chêne au tronc complètement évidé et qui, cependant, reverdit tous les ans. C'est à l'ombre de ce chêne, dans une maison rustique appelée "La Maison du Maquis" qu'en 1944 le Prince Charles de Belgique (futur régent) vint s'abriter dans l'attente du départ de la puissance occupante. Sart est village d'étape sur le circuit de la "Route des Droits de l'Homme".

Un séjour à Sart, à chacune des saisons, vous convaincra de la vérité des vers du poète F. Harroy

" Que le printemps l'éveille en de vertes poussées,

"Ou que l'été la grille au soleil rutilant.

"Que l'automne l'émaille en des ocres foncées,

" Ou que l'hiver l'endorme en son grand manteau blanc :

" La Fagne est toujours belle.     

                                                         Cité par A. Freyens.

 

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Sart lez Spa

Sart est un des villages de l'Ardenne dite herbagère ayant conservé un caractère typique avec ses nombreuses fermettes des 18ème et  19ème siècles pour la plupart remarquablement restaurées et sa place du Marché d'une grande qualité architecturale, typique du pays de Spa. On ne peut le dissocier des villages de Tiège, de Nivezé et de Solwaster surtout, un des plus beaux coins de Wallonie. Ceux-ci étaient unis administrativement à Sart avant la fusion des communes et la réunion à Jalhay. La forêt toute proche, avec les vallées de la Hoëgne, de la Statte ou du Wayai et l'exceptionnelle réserve naturelle des Hautes-Fagnes constituent son écrin. Le village: Sart signifie terre ''essartée'', défrichée. Au Moyen-age, les paysans qui défrichaient des terres incultes pour le compte de leur seigneur recevaient des bois et des landes qu'ils cultivaient. Au  9ème siècle , Theux était une bourgade déjà importante et Sart S'en démembra au  11ème siècle. Le premier acte connu remonte à 1131 et concerne une chapelle ''Sartum''.Dès la fin du 12ème le ban de Sart devançait Jalhay, Spa et Verviers. C'est au 15ème siècle que Sart connut son âge d'or. L'industrie métallurgique des bassins de la Hoëgne et du Wayai était en plein essor, les forges et les platineries nombreuses et réputées, le commerce actif avec tous les centres de la principauté et même de l'empire. En 1468 Charles le Téméraire mit la région à feu et à sang, mais Sart renaîtra avant que la métallurgie ne décline définitivement au  18ème siècle. La vocation du village serait désormais essentiellement agricole.

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