C h a p i t r e  VIII

VIE INDUSTRIELLE

                LES MINES DE FER ET LES FORGES – L’industrie du fer dans notre pays remonte à des temps fort lointains.  On travaillait déjà le fer à l’époque de la conquête de la Gaule par les Romains et cette industrie n’a cessé de fleurir et de se développer au point que notre sidérurgie occupe une place prépondérante dans le monde industriel.

                Les Ardennes renferment de nombreux gisements de minerai de fer.  Au commencement on n’exploita que les affleurements de ce minerai ; dans la suite on creusa le sol pour ramener au jour les couches souterraines.

                Les fonderies primitives étaient installées à proximité des minières au milieu des forêts assez vastes pour fournir l’énorme quantité de bois qui était le seul combustible employé dans les fourneaux.

                Ceux-ci étaient constitués d’une façon tout à fait rudimentaire : le fondeur établissait un lit de fascines autour duquel se dressaient en forme de cône des baliveaux ébranchés ; des blocs de minerai concassés, appuyés sur ces perches, étaient recouverts, d’une nouvelle couche d’arbrisseaux.  Le tout était solidement entrelacé de manière à former une masse compacte.

                Un conduit au canal souterrain, servant à allumer le feu au fond du fourneau et à fournir l’air nécessaire à la combustion, était ménagé à la base de cette sorte de creuset primitif ouvert du côté des vents dominants.

                On plaçât le feu à la partie inférieure de ce bâcher qui se consumait lentement pendant que la masse de fer fondait insensiblement, mais imparfaitement.

                Dans beaucoup d’endroits de nos bois, les travaux de défrichement découvrent encore de ces tumuli coniques, formés de scories, de débris végétaux et de terre calcinée.  En wallon, ces résidus sont nommés laitins, quelquefois craghias.

                Les habitants, porteurs de grossiers paniers, allaient à la recherche du minerai de fer, ils enlevaient celui qui se trouvait à fleur du sol et l’apportaient au fondeur qui le disposait en monticules coniques pour le soumettre à l’action du feu.

                Le fer apparaissait sous forme de petits globules ou fragments spongieux qui s’amassaient au fond du bas fourneau parmi les cendres brûlantes.

                Au moyen d’une perche de bois vert mouillée, l’ouvrier facilitait la sortie de ces scories et brassait le métal dont il agglutinait toutes les parcelles de façon à faire un lopin.

                A ce moment, l’homme s’emparait de la masse métallique, la portait rapidement sur l'enclume,  pour profiter de la chaleur acquise, et, à grands coups de marteaux, souder le fer et en resserrer toutes les parties sur elles-mêmes.

                La masse ainsi cinglée était encore bien informe et bien imprégnée de cendres et de scories.

                Après un travail lent et pénible, le fondeur finissait par obtenir une masse de métal précieux qui passait aux mains du forgeron.  Celui-ci, toujours à l’aide du feu et du marteau, en façonnait des haches, des fers de lance, des épées, des instruments aratoires, que le grès dressait, polissait et aiguisait.

                Le marquisat de Franchimont, recouvert de vastes forêts, traversées par de nombreux cours d’eau et riche en minerais de fer, offrait un champ favorable pour le travail du fer aux siècles passés.

                Les archives communales mentionnent que l’exploitation du fer dans la vallée de la Hoëgne remonte à une époque fort reculée. (1)

                Plus tard, l’application de la force hydraulique fit faire un grand pas à la métallurgie.  Cette force actionne des soufflets et produisit une température élevée pour amener une fusion plus complète du minerai.

(1) C’est à un riche marchand de fer de Sart, nommé Helman, qu’on attribue la

construction de l’ancien hôpital de Cockaifagne.  De retour d’un voyage en Allemagne, Helman s’égara dans les terrains marécageux de la Haute Fagne.  Se voyant perdu sans retour, Helman fit le vœu d’élever un asile hospitalier pour secourir les voyageurs qui devaient traverser ces landes incultes et inhabitées, s’il parvenait, ainsi que sa monture, à sortir de l’enlisement dont il était menacé.  Le son de la cloche de Sart le mit sur la bonne voie et Helman était sauvé.  Il tint parole et il éleva un modeste hôpital, desservi per l’ermite Hadelin et dont on peut voir les substructions dans un pré situé à 10 mètres de la route de Cockaifagne à Hockai et en face d’une plantation d’antiques hêtres tout rabougris, surnommés les Douze Apôtres.

                Dès lors, les fondeurs quittèrent les forêts pour installer leurs usines dans les fond des vallées qui permettaient d’obtenir des coups d’eau capables de produire la force hydraulique nécessaire.

                Et cependant les fondeurs eurent soin de ne pas s’éloigner trop de forêts pour être assurés de trouver le combustible indispensable dans leurs fourneaux.

                Les ramasseurs de minerais des hauteurs venaient déverser leurs paniers dans le courant des ruisseaux pour faire subir au minerai un lavage énergique pour le débarrasser de sa gangue avant de le confier à la fonderie.

                La découverte et l’usage de la houille amenèrent un nouveau progrès dans la métallurgie.  Lorsque, vers la fin du 18e siècle, l’on eut trouvé la transformation de la houille en coke, les fondeurs ne se servirent plus que du charbon de terre, plus abondant et moins coûteux que le charbon de bois.

                Depuis ce moment, les fondeurs quittèrent définitivement les régions boisées d’un accès fort difficile et ils s’installèrent dans les bassins houillers, traversés par des chemins praticables.  Ils abandonnèrent leurs fonderies des hauts plateaux du pays de Franchimont, de l’Ardenne et de l’Entre-Sambre-et-Meuse pour se fixer autour de Charleroi et de Liège.

                Dans ses chroniques bourguignonnes, Philippe de Comines (1445-1509) raconte que Charles de Téméraire, pour se venger du secours que les 600 Franchimontois portèrent à la ville de Liège assiégée, détruisit tout le pays de Franchimont et entr’autres les 17 fonderies qui se trouvaient sur les bords de la Hoëgne, à partir de Solwaster jusqu’à Polleur.  L’industrie métallurgique fut anéantie dans la commune de Sart et il est plus que probable qu’elle ne se relèvera plus.

                En maints endroits, on remarque encore de ces dépôts de minerai qui furent imparfaitement transformés en fer, tels sont : les tumuli de Parfondbois et ceux tout proches dans les prairies dites «Les forges» à 200 mètres en aval du vieux moulin Detroz.

                On peut encore citer le Trou Bodet et l’acquit Crosse près du hameau de Royompré, la terre aux Laitins près de Spongy-Tiège, les nombreux tas de scories éparpillés dans le bois de Rasouster et dans le bois des Gattes, les minières des Bansions et surtout celles qui se trouvent près de la ferme des Malades de Cockaifagne.

                Ces dernières forment un tas considérable et sont privées de toute trace de végétation, comme on peut constater le même fait sur les résidus qui proviennent des fouilles opérées dans le voisinage du village d’Oneux, près de Theux.

                Il y a quelque 30 ans, les propriétaires des minières de Parfondbois et des Forges ont fait transporter près de 2 millions de kilogr. de ces scories aux hauts fourneaux de Dolhain et de Ougrée.  Soumis à la refonte, ces résidus ont encore donné plus de 50 % de fer utilisable.

                «Il semble bien que les fonderies de fer du marquisat de Franchimont tombèrent en décadence dès la seconde moitié du 16e siècle.  Mais dans l’intervalle, une nouvelle espèce d’industrie métallurgique s’était solidement implantée dans la vallée de la Hoëgne : nous voulons parler des mackas (marteaux) et des platineries qui travaillaient le fer brut fourni par les fondeurs et dont la plus importante était installée au hameau de Neufmarteau, proche de Polleur». (1)

                Un octroi (2) du 12 novembre 1574 est accordé au seigneur de Boland, officier de Franchimont, pour extraire le minerai de fer sur quatre bonniers de terre situés en Spixhe, près du hameau du Wayai et dans la vallée de la Hoëgne.

                Le vieux chemin dit «Li voïe di fier» commence à la Large Voie, passe au Neur Bouhamine, traverse la Longue Heid  («Theux») où il existe encore un tronçon d’une belle longueur.  C’est par là que les routiers de Sart et de Tiège conduisaient leur minerai de fer au macka du Marteau, sous Spa.

                METHODE PRIMITIVE pour l’élaboration du fer dans l’Entre-Sambre-et-Meuse - Nous avons exposé le procédé rudimentaire pour la fusion du minerai de fer dans le Franchimont.

                L’ingénieur Tahon décrit comme suit le labeur des premiers forgerons dans l’Entre-Sambre-et-Meuse.

(1)    Bulletin de la soc ; verviétoise d’archéologie et d’histoire, année 1908.

(2)    Arch. com. – Volumes 1, 4 et 6

                «Là-haut à mi-côte, brille la flamme d’un fourneau.  C’est un petit massif conique, grossièrement construit en pierres plus ou moins inaltérables au feu et cimenté à l’argile.  Il surmontait une poche ou cavité hémisphérique  de 30 à 40 cent. de profondeur, creusée dans l’argile et constituant le creuset de ce petit fourneau.

                Un étroit canal est ménagé au bas du massif, au rez-de-terre.  Son orifice extérieur est évasé et orienté de façon à laisser pénétrer par cet entonnoir le vent dominant du sud-ouest.

                Une cabane en jonc, un hangar abrité par un toit de fascines dominent le tas de scories qui s’écroule en talus.

                Tel est le site, telle est l’usine.

                Un homme gravit lentement la montagne avec son fardeau.  Il est allé aux premières heures du matin chercher dans les environs le minerai le plus riche, le plus fusible des affleurements et l’apporte pulvérisé dans de grandes corbeilles.

                Son fourneau est bien allumé, le forgeron primitif y jette le minerai par petites poignées successives et y ajoute peu à peu des branchages cassés à l’arbre voisin et séchés le mieux possible.

                Le vent rencontre le ravin en soufflant comme dans un couloir rétréci ; il s’engouffre dans l’orifice qui lui est offert et excite violemment la flamme.

                La réduction du fer s’opère lentement au contact du bois carbonisé, la fusion suit, par la présence des cendres de la combustion du bois contribua à liquéfier la masse.  Les heures s’écoulent et la nuit approche.  Le noir forgeron intercepte l’entrée du vent et doucement le feu s’affaisse dans le brasier.

                LES MINES DE HOUILLES ET LES ARDOISIERES - En énumérant les droits des manants du Sart pour l’exploitation de leurs bois, le prince-évêque Ferdinand, dans son ordonnance du 14 octobre 1624 (1) indique les stipulations suivantes : «les manants ont le droit de tirer argile, gazons, houille, charbons, turfes (tourbes) qu’ils peuvent trouver dans leurs bois et d’en user à leur guise pour leur usage personnel».

                Le 30 août 1720 (2) un recès octroie à l’avocat Hauzeur l’autorisation d’exploiter les carrières d’ardoises et les mines de houille qui se trouvent dans les bois de la commune, à condition d’employer à ce travail  les manœuvriers de Sart de préférence à des étrangers.

                Le 27 avril 1773 (3)  une ordonnance du prince-évêque prescrit aux manants de respecter et d’assister les ouvriers du sieur Sarem, ancien bourgmestre de Tongres, qui exploitait l’ardoisière en lieu dit Houlpai, à Solwaster et dont les bancs ardoisiers sont horizontaux et non obliques.

                Cet avis placardé à la chapelle de Solwaster prévient que les contrevenants seront punis et conduits au château de Franchimont pour être châtiés corporellement et en toute rigueur de justice.

                En refaisant le toit de l’église de Solwaster en 1890, on a remis en usage les ardoises qui provenaient de l’ardoisière du Houlpai.

                Il y a donc lieu de croire que la commune renferme de ces gisements de houille et d’ardoises.  Et de fait, il y a quelques années, en réparant le vieux chemin encaissé de Priesville à Arzelaer, les ouvriers ont trouvé de la pyrite à peu de profondeur, et, en creusant le biez de la scierie mécanique de Solwaster, le propriétaire a amené au jour une mince couche de houille, brûlant fort bien et laissant des cendres très blanches.

                Les ardoisières du Roslin, aujourd’hui abandonnées sont là tout proches.

                Par arrêté royal du 26 janvier 1863, la société Forestière de Gospinal fut autorisée à ouvrir une ardoisière dans le Roslin.  Elle s’offrit à verser une rente annuelle de 150 francs pendant toute la durée des travaux et de payer au double des dommages causés au sol par ces travaux.

                Malgré de puissantes pompes pour l’évacuation des eaux, le puits principal d’extraction se remplissait continuellement d’eau et les travaux furent abandonnés après deux ans.

                Le 6 juin 1865, Mons. De Ley, industriel à Namur, demanda la permission de faire les recherches pour exploiter les schistes ardoisiers.  En présence de l’insuccès de la Société de Gospinal, cet industriel ne donna aucune suite à sa requête d’autorisation.

                En 1890, des pourparlers furent engagés à Spa pour constituer une société anonyme qui avait l’intention d’établir son siège d’extraction d’ardoises dans la fosse de Roquez et dans le bois de Belleheid.

                Le projet fut abandonné.

                En 1894, une société verviétoise creusa une longue galerie dans le bois de Roslin.  La Hoëgne activa une puissante roue hydraulique destinée à l’extraction des produits ardoisiers qui furent façonnés sur place.

                Ces plaques de schiste ardoisier, de formes et de dimensions variées, étaient employées pour servir de revêtement des murs des établissements producteurs d’électricité.  Le peu de commandes nécessita la fermeture de l’usine et la dissolution de la société.

                Dans la suite le magasin de l’ardoisière fut transformé en un atelier pour le polissage des pierres à rasoir provenant des carrières de Vielsalm.

                L’avenir industriel de la commune est dans la vallée de la Hoëgne ; il ne manque que les capitaux nécessaires pour le faire valoir.

                LES TOURBIERES ET LES TOUBES - La tourbe est une matière spongieuse, légère brune ou noirâtre, formée par l’accumulation de débris végétaux et qui est fort combustible.

                Lorsque les plantes herbacées réunies en masse se décomposent à l’air, elles produisent du terreau et lorsque dans la même circonstance, elles s’altèrent d’eau, elles donnent de la tourbe.

                Par suite des travaux de plantation, d’assèchement et de défrichement, l’étendue occupée par les tourbières diminue insensiblement.

                On peut évaluer à 600 hectares environ la surface tourbeuse dans un rayon de deux kilomètres autour de la Baraque Michel et s’est là que la Helle, la Sare, la Gileppe, la Hoëgne, la Warche, le Roannay, l’Eau Rouge et la Roer prennent leurs sources.

                Si l’on continue à drainer ces parages, le tarissement de ces cours d’eau est une chose assurée.

                Dans son livre - La terre  et les Continents - Elisée Reclus dit : les tourbières surtout absorbent une quantité d’eau considérable ; ce sont de grands réservoirs d’alimentation pour les sources qui jaillissent dans les terrains inférieurs.

                Par plusieurs expériences des savants ont prouvé que 100 kilos de tourbe sèche peut absorber 1645 litres d’eau.

                Appliquons ces chiffres aux dépôts de la Baraque Michel.

                Prenant une hauteur moyenne de tourbe de deux mètres, on obtient  cent kilos de tourbe sèche par mètre carrée ou un volume de deux mètres cubes.

                En multipliant le nombre 1645 litres par 6 millions de mètres carrés, on obtient 9.870.000 mètres cubes d’eau ce qui forme un joli réservoir naturel.

                De tout temps, les habitants des communes limitrophes des Hautes Fagnes tirent leur chauffage des tourbières.

                Voici le procédé suivi pour obtenir ce combustible.

                En mai, un homme muni d’une bêche spéciale et bien tranchante, descend dans la fosse à tourbes et découpe celle-ci en forme de parallélépipède rectangle (brique) et une seconde personne range ces blocs sur un terrain bien uni pour les faire sécher.

                Après huit jours, ces tourbes sont dressées par groupes de cinq et, après un nouveau délai de quinze jours, on les dispose en tas ayant la forme de cônes de 80 centimètres à la base et un mètre de haut.

                Le vent et le soleil achèvent la dessiccation.

                Quand celle-ci est complète, les tourbes sont ramenées au domicile.

                Depuis plusieurs années déjà, une tourbière située sur la rive droite de la Hoëgne, en Louisfort, fournit par an une moyenne de 600 mètres cubes de tourbe à l’Etablissement des Bains de Spa pour la préparation de bains de boue réclamés par certaines affections.

                En 1718, une charrée de trouffes se payait 45 patars.

                Par advertence du 10 avril 1767 (1) les Bourgmestres et les Magistrats défendent à leurs administrés de commencer la confection des tourbes avant le quatre mai de chaque année sous peine d’une amende d’un florin d’or et la confiscation des treufs ou trouffes au profit de délateur.

(1)    Reg. des arch. pp. 108, 187, 235, 266, etc…

                LES BRASSERIES - Une industrie complètement disparue est la brasserie.  Les quelques faits suivants montrent qu’elle avait anciennement une certaine importance.  Le Docteur Tihon dans son livre des Fiefs du marquisat de Franchimont cite : 17 octobre 1393 (1) Pirot le Rychonne et 21 décembre 1418 (1) Pierrot Richonne sont réputés grands brasseurs au Sart et en 1598 (1) Pardicq de Sart, dit Sarto, s’établit comme brasseur à Liège.

                Les ordonnances relatives au Marché franc de chaque samedi rapportent que les revendeurs de cervoise (bière faite de grain et d’herbes parfumées) étaient soumis à une taxe pour ce débit.

                Dans quelques vieilles maisons se trouve encore une pièce désignée sous le nom de bressine.

                Parallèlement au chemin du Petit Sart et longeant le jardin de l’école communale existe une languette de terrain nommée par les riverains «li voïe dà l’bressine»  parce que c’était le chemin fréquenté anciennement par les charrettes des garçons-brasseurs.

                Au-dessus de la pierre tombale du bourgmestre moderne Henry Du Fossé (1657) à l’église se trouve un écusson portant les attributs de la brasserie.

                Parmi les nombreuses tailles auxquelles nos ancêtres étaient assujettis, il s’en trouve une nommée Taxe sur la Consomption, prescrivant un impôt de 10 patars sur chaque tonne de bière fabriquée - un impôt de 10 patars sur chaque tonne venant de l’étranger - un impôt de 3 florins d’or à charge de ceux qui n’ont pas de permis d’acquit - de ceux qui ne déclarent pas l’ouverture du feu à la brasserie - de ceux qui refusent de laisser visiter leurs caves pour jauger les tonneaux et, en outre, la confiscation de la marchandise pour tous ces cas.

                LA FABRIQUE DITE DE POLLEUR - Située sur le territoire de la commune de Sart, cette fabrique est séparée par la Hoëgne de l’agglomération du village-centre de Polleur.

                L’emplacement de la fabrique était anciennement une prairie qu’on appelait El se plèce (dans la place).

                En 1815, après la chute de Napoléon I, les Alliés passèrent à Polleur.  Les Russes y séjournèrent pendant un certain temps et tous les jours ils allèrent faire l’exercice dans cette prairie.  Ce qui prouve que la fabrique n’existait pas encore en 1815.  Elle doit avoir été bâtie entre 1816 et 1820.

                C’est l’industriel Lonhienne de Verviers qui l’a fait édifier pour la fabrication du drap et il l’a exploitée jusqu’à sa mort.

                Le comte de Gourcy, son gendre, l’hérita et il la loua au fabricant Debefve de Dison qui ne l’occupa que fort peu de temps.

                En 1850, elle fut vendue à M.M. Mullendorff qui en firent une filature de laine cardée.

                En 1894, le contrat entre les associés expirant ne fut pas renouvelé et la liquidation eut lieu.

                Après cette opération, la fabrique a appartenu à Messieurs Peltzer & Fils, un des commanditaires, qui en sont encore les propriétaires actuellement.

                L’établissement est loué à Mr. Charles Braham qui en a fait un lavoir pour la manipulation des déchets de fabrication.

                Un lavoir et une foulerie étaient installés au hameau de Neufmarteau.  Détruites par un incendie en 125 ces usines ne furent pas reconstruites et actuellement elles sont transformées en fermes.

                Depuis peu, un chantier pour la confection de briques et de blocs divers est installé tout près de la gare.

                Ces produits, fait d’un mélange de ciment, de laitier et de sable, servent à la construction des habitations et remplacent la brique en argile.

                EAUX MINERALES - Le fer, un des quatorze éléments qui concourent à la formation des plantes, est en général assez répandu dans la nature.

                Il l’est particulièrement dans le bassin du Wayai qui comprend le territoire limité au nord-est par la route provinciale de Tiège-Sart à Francorchamps au sud-est par l’ancien chemin de la Vecquée allant de Hockai à Malchamps et à Bérinzenne et ensuite par les hauteurs s’étendant entre Creppe et Haut-Regard, commune de La Reid.

                Ce bassin renferme des sources d’eau minérale aussi renommées qu’anciennes, puisque Pline, littérateur et naturaliste romain, vivant au commencement de l'ère’chrétienne, en décrit les propriétés thérapeutiques dans son livre intitulé «Histoire naturelle».

                Le temps n’a rien fait perdre à ces eaux de leur vertu ; elles coulent toujours là comme à l’époque des empereurs romains.

                Pendant fort longtemps, les Eaux minérales du bassin du Wayai, riches en fer et en acide carbonique naturel, n’ont été utilisées que comme cure de boisson.

                Ce n’est qu’à dater du 18e siècle qu’on parle des «bains ferrugineux» et à partir de la construction du Grand Etablissement des Bains à Spa en 1868, ils deviennent un élément habituel des traitements des maladies qui affligent l’humanité.

                Le premier recès se rapportant aux Eaux minérales paraît aux archives communales à la date du 14 juin 1720.

                Il ne faut pas conclure de là que la source minérale a brusquement fait son apparition à cette époque, alors que son existence date des temps immémoriaux.

                Mais si les archives n’en font pas mention, il faut en attribuer la cause au fait suivant : toutes les archives communales ont été détruites par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui anéantit par le feu et par le fer, tout l’ancien pays de Franchimont pour se venger de l’audace qu’eurent les 600 Franchimontois d’avoir secouru la ville de Liège, lors de l’assaut par le Duc.

                La dénomination connue sous le nom - Fontaine minérale de Nivezé – englobait un groupe de sources minérales, situées en lieu dit Pré Jonas, en la Basse Nivezé et qui sont actuellement désignées sous les noms de Source Marie-Henriette - Source du Duc de Wellington - Source de Warfaaz - Source du Tonnelet.

                Il serait fastidieux de reproduire intégralement les 52 recès qui ont trait aux Eaux minérales.  Nous allons nous contenter de reproduire les principales dispositions qui furent prises par la municipalité sartoise dans le but de faire connaître les vertus de la Source minérale.

                Le premier recès du 14 juin 1720 enjoint aux bourgmestres de Sart de faire le nécessaire pour mettre en lumière la Source minérale de Nivezé afin de faire connaître «sa force et ses vertus».

                Pour s’acquitter de leur mission, les bourgmestres chargèrent les médecins Bresmal et De Clermont de Liège de faire l’analyse des Eaux.

                Au mois de juillet 1720, les docteurs informèrent l’édilité sartoise que «l’analyse va très bien» et elle reçut un rapport imprimé où furent consignés les résultats des recherches de médecins.

                Munis de ce document scientifique, les Magistrats adressèrent une requête au Prince-Evêque pour obtenir l’octroi du débit des Eaux minérales et, à diverses reprises, des flacons d’Eau minérale furent publiquement exposés à Spa pour permettre à la colonie des Etrangers d’apprécier les vertus de la Source.

                Par un contrat conclu au mois d’octobre 1720, 200 bouteilles furent expédiées au bourgeois Baltus de Liège pour les transmettre comme échantillons, tant en Angleterre qu'ailleurs afin de mettre les Eaux en vogue.

                Au mois d’avril 1721, les commissaires Boudron et Xhayet reçurent pour mission de faire conduire 12 bouteilles à Aix-la-Chapelle pour être analysées par deux médecins de la ville.

                Ces mêmes commissaires furent députés auprès du Prince-Evêque à Liège pour solliciter l’autorisation d’appliquer un cachet sur chaque bouteille afin de constater l’authenticité de son origine.

                Cette autorisation fut accordée avec la restriction que le Bourgmestre seul avait le droit d’apposer le sceau communal.

                Dès lors, l’affaire était lancée et les Eaux commencèrent à jouir d’une certaine vogue.  Un contrat fut conclu avec Batius pour la livraison de paniers destinés à l’expédition des bouteilles à son adresse.

                Au mois d’août 1721 un second arrangement pour une durée de 6 ans, fut fait avec Dejong de Liège qui avait le droit de remplir des paniers de bouteilles à la source même à raison de 2 florins brabant et 5 patars pour chaque panier et en plus 5 patars pour apposition du cachet.

                Dejong avait le droit de recevoir gratuitement un panier chaque fois qu’il en expédiait une vingtaine.

                Le 17 avril 1722, un faux bruit était répandu prétendant que le magistrat aurait cédé par amodiation la fontaine au commissaire Boudron et que lui seul avait le droit d’y puiser de l’Eau.

                Le magistrat adresse aux manants une violente protestation contre cette calomnie.

                Au mois de novembre 1722, les Bourgmestres invitent les manants aux plaids généraux tenus à la Halle pour leur accorder le droit de couper du bois dans les forêts communales, spécialement désignées, à l’effet d’utiliser ce bois pour la confection de paniers à un prix convenu et destinés à l’expédition des Eaux.

                Si les manants étaient surpris de fraude en vendant leurs paniers à des étrangers non autorisés au captage des Eaux, ils étaient condamnés à payer 3 florins d’or et privés du droit de faire des coupes dans les bois communaux.

                En 1723, un nommé Grandchamps avait fait l’acquisition de quelques terrains dans le voisinage de la Source de Nivezé.  Il y fit creuser des excavations pour y amener l’eau minérale et il se vanta d’y puiser de l’eau à volonté sans rien devoir payer à la communauté.

                Le Magistrat adressa une protestation au Prince-Evêque et il obtint l’accense de toutes les fontaines se trouvant dans un certain rayon autour de la Fontaine communale.

                En outre, le Prince renouvela l’octroi antérieurement accordé de vendre des Eaux en bouteilles et le droit d’y appliquer le cachet communal.

                Malgré cette nouvelle autorisation, de faux bruits furent répandus par des malveillants qui déclarèrent que les Eaux perdaient de leurs qualités par des voyages outre-mer.  Il en résulta que, pendant plusieurs années, le débit fut fort ralenti.

                Pour remédier à cette situation, les manants, tinrent une assemblée générale à la Halle et intimèrent au Magistrat l’ordre de prendre toutes les dispositions nécessaires en faveur de la Fontaine afin d’en retirer le plus grand profit.  Le Magistrat s’exécuta pour donner satisfaction à la demande des manants.

                Pour attirer la clientèle des Etrangers de séjour à Spa, le Magistrat fit arranger des chemins d'accès pour permettre à la colonie étrangère d’arriver facilement à la Fontaine avec chevaux, voitures et carrosses.

                Il fit construire par le charpentier Henri Sauvage d’après un plan déterminé, un petit pavillon, où les buveurs purent se reposer après avoir dégusté leur gobelet d’eau.  Dans la suite, un bâtiment, comprenant deux pièces et des dépendances fut édifié à côté du pavillon 

                Des travaux de drainage furent effectués dans le but d’évacuer les eaux douces qui auraient pu contaminer la pureté de la source.  Ces divers améliorations amenèrent une clientèle plus choisie et plus nombreuse à la Fontaine qui retrouva sa vogue antérieure.

                Ce fut vers 1776 que la Fontaine de Nivezé subit un changement de nom ; on la désigna dans la suite sous l’appellation de Pouhon, du wallon pouhï qui veut dire puiser.

                Lorsque les abords du Pouhon furent mis en bon état, la communauté prit à sa charge, et avantageusement, l’expédition des bouteilles à l’étranger.

                Mais après un an d’essai, pour se débarrasser de ce souci, les Bourgmestres convoquèrent à la Halle une assemblée des manants qui décidèrent de mette le Pouhon en location.

                Moyennant un modeste loyer annuel, plusieurs locataires se succédèrent dans le bâtiment du Pouhon, après avoir accepté un cahier de charges fort sévères.

                Ainsi par exemple, ils devaient tenir dans un parfait état de propreté le pavillon, l’habitation et ses dépendances, ainsi que les voies d’accès pour empêcher la contamination des Eaux ; ils devaient donner aux buveurs tous les renseignements relatifs à la vertu et à la teneur en fer des Eaux ; ils ne devaient jamais permettre le remplissage des bouteilles destinées à des voyages lointains pendant les jours de pluie ; enfin les manants étaient autorisés à puiser gratuitement et à volonté de l’Eau pour leur usage, mais à des heures bien déterminées.

                QUEUES ET PENNES - Les archives rapportent que les filateurs de Verviers étaient reconnus pour l’emploi de laine de bonne qualité.

                Ils ne se servaient pas des bouts de fils qui étaient nommés queues et pennes.  Ces bouts qui tombaient de la chaîne et de la trame étaient regardés comme sans valeur et abandonnés.  Cependant un fabricant réussit à faire avec ces fils une étoffe grossière qui fit la concurrence aux draps de qualité.

                Les magistrats de Verviers, pour mettre fin à ce nouveau genre d’industrie, s’adressèrent au prince-évêque et ils obtinrent la publication d’ordres sévères sous prétexté que l’étranger n’achetait plus de bons draps.

                Comme suite aux réclamations, les édits suivants furent adressés aux municipalités.

                Par mandement du 6 février 1721, le prince Joseph Clément défend d’établir des manufactures de laines pour draps en pays étrangers et d’embaucher les ouvriers par gros salaires à s’établir dans ces pays, pour toute infraction ils seront déclarés félons et ennemis de la patrie.

                Le 16 août 1765, Son Altesse, informée du mauvais usage qu’on fait des bouts de fils de laine, vulgairement nommés queues et pennes en les employant dans la fabrication du drap, défend l’entrée et la sortie des dites queues et pennes, dans la principauté de Liège, sous peine de confiscation de la marchandise, des chevaux et des voitures, servant au transport.

                Le 10 mars 1766, le prince ordonne de visiter librement les maisons des personnes suspectes de receler queues et pennes ; laquelle visite ne pourra se refuser à peine de 50 florins d’or d’amende.  En cas d’obstination dans le refus, les bourgmestres et magistrats pourront briser les portes pour avoir libre entrée et le droit de visite.

                HIEDE-HIERDÎ-BIERGÎ - A l’époque où la vaine pâture occupait près de la moitié le territoire des communes rurales, chaque ménage nourrissait des bêtes à laine et cette industrie était d’un grand rapport, car la laine du pays qui n’avait pas à supporter les importations de l’étranger se vendait à des prix rémunérateurs, à cause, surtout de ses qualités de finesse et de consistance.

                Le voisinage de Verviers, où l’industrie textile utilisait la laine pour la fabrication des draps, encourageait l’élevage des moutons.

                Ces animaux étaient menés en pâture dans les bruyères et sur les fagnes et ce troupeau prenait nom de Hiède (français : herde).

                Il était d’usage de laisser paître la hiède dans les steules (chaume) jusqu'au 15 avril ; après cette date, on la conduisait dans les terrains vagues jusqu’aux premières neiges.

                Chaque matin, le biergî traversait les rues des villages en soufflant dans une corne de bœuf pendue à son cou.  Alors les moutons quittaient la bergerie et venaient se ranger sous la houlette du biergî et sous la garde de son chien fidèle.

                Le biergî recevait l’hospitalité d’un jour chez le propriétaire pour autant de fois cinq moutons que celui-ci livrait à la hiède et il touchait en outre une rémunération de trois patars par jour.

                Quand le maître vendait son troupeau, le biergî avait un patar par brebis livrée.  Il recevait encore un patar chaque fois qu’il rapportait des champs un agneau nouvellement né.  Une hiède pouvait compter de 4 à 5 cents brebis.

                La tonte de celles-ci se faisait chaque année à la fin de mai ou au commencement de juin.

                Par une journée chaude et un ciel serein, le biergî et un aide lavaient soigneusement tout le troupeau dans le courant de la Hoëgne et, un endroit qui est encore appelé aujourd’hui goffe (gouffre) des moutons, et, le lendemain, tous les moutons étaient livrées aux ciseaux spéciaux de femmes-tondeuses.

                Quand la laine était bien séchée et nettoyée, elle était droussée, puis cardée pour en former des pochets au moyen de Kariot (rouet).

                Plusieurs de ces pochets étaient alors tordus pour obtenir un fil à grosseur voulue.  Ces fils se plaçaient sur une haspleuse pour en former des écheveaux qu’on laissait ensuite sécher sur une perche placée au-dessus du poêle.

                En hiver, tout le ménage tricotait des chaussures et des camisoles de laine à l’usage de la famille.

                Le surplus de la laine était vendu aux filatures de Verviers.

                Le dernier de ces kariots fut vendu pendant la guerre à un chercheur d’antiquités qui l’envoya  à une exposition de tissus à Bruxelles.

                Dans toute l’Ardenne on filait également au rouet le lin pour la confection de linges qui étaient d’une solidité remarquable, au point que le même tissu était utilisé par plusieurs générations.

                HIERDÎ - Le hierdî remplissait dans le village à peu près le même rôle que le biergî, seulement il avait pour mission de garder les bêtes à cornes depuis les neuf heures du matin jusqu’au coucher du soleil et depuis le commencement de mai jusqu’à la veille de la Saint Lambert ou 18 septembre.

                A l’appel du hierdî, aux carrefours des chemins, la hiède grossissait et elle se dirigeait à pas lents vers les terrains vagues ou vers les bois où la pâture était autorisée.

                Quand le trajet à parcourir pour le retour était trop long, le hierdî passait la nuit au milieu de son troupeau, à la belle étoile.

                Quand un cultivateur plaçait trois bêtes à la hiède, il devait donner l’hospitalité de deux jours au hierdî.

                Celui qui livrait deux bêtes devait héberger le hierdî pendant un jour et celui qui n’avait qu’une bête au troupeau était exempté de cette obligation une fois sur deux.

                Le hierdî touchait un salaire de cinquante centimes par jour.

                Quand un cultivateur possédait trois bêtes dans hiède, il était obligé d’adjoindre un tisserou ou jeune gardien au hierdî pour aider celui-ci à conduire le troupeau au pâturage.  En cas d’absence du hierdî, le tisserou touchait l’indemnité.

                Pour annoncer le départ et le retour de la hiède, le hierdî était également porteur d’une corne à bœuf.  Il était en outre muni d’un solide bâton en chêne fourchu où pendait un jeu d’anneaux en fer qu’il agitait vivement pour rappeler le troupeau quand il s’écartait trop de la bande.

                Vers l’heure de midi, pendant les grandes chaleurs, le troupeau venait se reposer à l’ombre d’un bouquet d’arbres.  C’est ce qu’on appelait prangeler et le lieu de repos prenait le nom de prangelaghe.

                Des abreuvoirs étaient aménagés sur les fagnes et tout le long des chemins à l’usage des troupeaux.

                Chaque bête conduite au pâturage portait un bois souple et plié de façon à prendre la forme de l’encolure près des cornes.  Ce bois se nommait tiennevî.

                Chaque extrémité du tiennevî était percée d’un trou pour recevoir une lanière de cuir, maintenue par une clavette.

                Au milieu de cette lanière pendait un clabot (grelot) de cuivre.  Ces clabots avaient des formes et des sons différents.

                La marche des animaux, les accrocs dans les buissons produisaient un tintement peut être peu harmonieux mais qui avait cependant un certain charme au milieu de la solitude des bois et des fagnes.

                Matin et soir, le son de ces clarines apportait une note de gaieté dans la tranquillité des villages.

                Il y avait une hiède à Sart, une au Wayai et deux à Solwaster à cause du voisinage des landes.

                La vente des terrains incultes à partir de 1862 a mis fin à la garde des troupeaux en commun.

                La suppression des hièdes a amené la disparition de nombreuses flaques qui se trouvaient aménagées et entretenues à côté de beaucoup de chemins et destinées à étancher la soif des animaux au retour du pâturage.

                Ces parcelles ont été vendues comme expédients de voirie.

                Les riverains qui en devenaient acquéreurs ont pu aligner les limites de leurs propriétés et, par là même, faire disparaître les vieilles souches de chêne et de hêtre qui donnaient un cachet rustique et particulier aux routes.

                Le biergî et le hierdî, vivant dans la solitude des hautes fagnes, étaient de grands admirateurs des multiples manifestations de la nature.

                Poètes du terroir, astrologues à la Vieux-Major, adroits dans la confection d’objets graciles en bois, c’étaient de ces joyeux conteurs villageois qui disparaissaient à mesure que la muse champêtre s’imprègne de l’esprit du siècle.

                A la fois sceptiques ou crédules, gouailleurs ou sentencieux, verbeux  ou concis, tristes ou gais suivant le temps, les circonstances et les consultations, le hierdî et le biergî cultivaient avec un égal amour les légendes et les simples pour les administrer, comme ils le disaient, à leurs malades d’esprit ou de corps.

                Un recueil de ces rondeaux champêtres, composés par le hierdî Jude Cailler, était resté la propriété d’une famille de Solwaster ; malheureusement, il a été anéanti à la suite d’un incendie.

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