C h a p i t r e VI

VIE GUERRIÈRE

Répercussion des guerres de l’ancien régime sur la communauté

                RÉQUISITIONS MILITAIRES - Pendant les longues périodes où la paix européenne fut fréquemment troublée, le pays de Liège fut presque perpétuellement heureux et tranquille excepté toutefois la partie la plus orientale de son territoire comprenant les bans de Jalhay et de Sart.

                Il est à remarquer que la commune de Sart et celle de Jalhay, situées au pied des montagnes fangeuses des Ardennes, dans le terrain le plus ingrat de la principauté, traversées par la grand’route militaire (aujourd’hui le chemin de Limbourg, près de Tiège) qui, par le Luxembourg et le Limbourg, se rendait à la Lorraine en Hollande, ont, pendant les anciennes guerres, été frappées de plus de réquisitions, ont essuyé plus de pertes, ont supporté plus de charges en proportion de leur étendue et de leurs facultés, qu’aucune autre communauté du pays.

                Il est curieux à cet égard de parcourir les archives et spécialement les comptes communaux et les réclamations incessantes des autorités locales.

                C’est un défilé des plus variés d’hommes d’armes de toutes les nationalités.

                Voici un résumé de la longue nomenclature des souffrances que les habitants eurent à subir de la part de ces guerriers farouches.

-         En 1585, la communauté de Sart eut à loger les gens de Son Altesse Electorale.

-         En 1587, une compagnie d’infanterie espagnole, commandée par Jean de Remy, resta du 1 au 13 mars.  Le 15 mars, une compagnie de cavaliers venant de Malmédy y resta 8 jours.

-         En 1590, les archers du duc de Parme séjournèrent 32 jours d’été ; au mois de juillet ce furent la garde et les archers du duc de Lorraine.

-         En 1591, un régiment du comte de Mansfeld resta 2 semaines.  En été, ce furent encore les gens de guerre et la garde du duc de Parme.  Ces troupes commirent pour plus de 20.000 florins des vols, des pillages et des dégâts aux biens.

-         En 1594, deux compagnies d’infanterie espagnole vinrent séjourner en novembre, venant de Luxembourg et allant à Limbourg.

-         En 1595, les Hollandais prirent la ville de Huy ; le contingent de Sart fut envoyé à Liège et y resta 4 jours.

-         En 1595, le village eut à souffrir du passage des troupes du comte Hermann allant à Luxembourg – de celles du colonel Danse se rendant en Hongrie - du

Colonel Gabriel allant avec sa compagnie également en Hongrie - des cavaliers de la compagnie Trulut.

-         En 1597, en mai le comte Jean Jacques vint loger deux jours - puis une compagnie d’allemands au service de l’Espagne logea à Hockay et ce fît nourrir par Sart.

-         En 1598, plusieurs compagnies du seigneur Assecourt.

-         En 1599, une troupe de cavaliers venant du côté de Limbourg et suivie de nombreux maraudeurs qui ne se firent pas connaître.

-         En 1602, les manants de Sart montent la garde à Franchimont à cause des troubles de guerre ; ils eurent au passage la cavalerie de la compagnie de Mérode tirant vers la Hongrie et d’autres troupes allant vers Stavelot.

-         En décembre 1607, les troupes espagnoles et autres commandées par don Juan de Henesco restèrent pendant 15 jours.

-         En 1607, la cour de justice donna une attestation des dommages et intérêts soufferts au ban depuis juillet 1604 jusque fin 1607, s’élevant à la somme de 35 à 40 mille florins.

-         En 1615, le régiment du comte d’Ensden tirant vers Aix-la-Chapelle.

-         Le 16 août 1621, le marquis d’Ausbach logea avec son régiment d’allemands.

-         En 1622, cinq compagnies de chevaux restèrent plusieurs jours.

-         En décembre 1622, le lieutenant Marville avec 60 cavaliers vint à Tiège et Arbespine pendant 5 jours pour aller ensuite vers Marteau (Spa).

-         En août 1623, vingt soldats venant de Limbourg furent rafraîchis à Tiège.

-         En 1624, passèrent les garnisons de Maastricht, de Limbourg et de Tirlemont.

-         En 1625, les cavaliers allemands du colonel La Vendriray allant vers Breda - la même année, deux compagnies du comte Colecto - puis la compagnie du capitaine Herman Blocquerie - puis deux compagnies du comte d’Esembourg qui entrèrent au ban le 17 août pour sortir le 30 du même.

-         Le 1 mars 1626, pour partir le 4 mars, arrivèrent 3 compagnies conduites par le capitaine Paul Gielo, et les 19 et 20 mars 1626, eut lieu l’arrivée des soldats du convoi des armes du colonel de Waroux.

-         En juin 1634, le lieutenant gouverneur de Limbourg, pour se rendre à Spa, passe par Tiège et Arbespine avec un convoi de soldats qui commirent des insolences ; à Royompré ils volèrent à Collard des vivres pour 30 rixdalers et à Henri Justin des hardes pour 20 rixdalers.

-         En janvier 1636, le bourgmestre Nicolas Hazinelle fut député vers les troupes du colonel Krafft pour le divertir (éloigner) du ban.

                Grâce à l’entremise du gouverneur et du capitaine Vervier, ses négociations aboutirent après de longs pourparlers et les troupes s’abattirent sur Spa.

                Hazinelle donne une ayme de vin au gouverneur et une paire de gants et six patachons au capitaine Vervier.  Celui-ci n’ayant pas été entièrement satisfait, fit menacer le bourgmestre qui s’empressa d’augmenter la gratification.

-         En la même année 1636, eut lieu le passage des troupes du colonel Mérode,    

     celles du colonel Van Haelstardt, celles du général Picolomini et celles du  

     lieutenant Bréda qui ensemble séjournèrent pendant un mois dans le ban.

                Peu après que le colonel Housse, à la tête des régiments lorrains, eût saccagé et brûlé Jalhay le 2 mars 1647, le chef-lieu du Sart fut aussi terriblement éprouvé.  La malheureuse commune fut de nouveau accablée par des troupes de passage qui parcouraient le pays pendant la guerre qui éclata entre Louis XIV, d’une part, et l’empereur d’Allemagne, les princes de l’empire, la Hollande et l’Angleterre, d’autre part, au sujet de la succession de la couronne d’Espagne.  Il vient d’être dit que le colonel Housse commandait les Lorrains qui attaquèrent Jalhay ; ce fut en soutenant lutte contre ce colonel que le capitaine Grégoire, après des prodiges de valeur à la tête d’une compagnie de Jalhaytois, perdit la vie en août 1647, en même temps que le comte de Lynden, commandant en chef des troupes Franchimontoises.

-         En 1649, le capitaine Aristode arriva à la tête d’une compagnie de 250 soldats qui restèrent pendant 10 jours. 

-         En 1651, arriva le comte de Grandpré, suivi de 5 à 6 mille soldats.

                Ici je dois ouvrir une parenthèse pour raconter les cruautés de Grandpré.  Je laisse la parole au curé de la paroisse et je copie textuellement son attestation.

                Déclaration du sieur Pasteur de Sart au fait et de la dite guerre.

                «Je soussigné pasteur ayant esté requis de monsieur le baron de Lynden, gouverneur du marquisat de Franchimont, le bouche et par plusieurs exprès de luy donner déclaration pertinente de tout ce qui s’est passé entre monsieur le comte de Grandpreit et moy durant son entreprise sur le Sart et répondant pour m’en astre excusé jusqu’à lui me trouvant enfin individuellement de la parte de Son Altesse Sérénissime de Liège et de monsieur le baron de Lynden, son dit gouverneur de le faire, j’atteste et je certifie que le dernier jour de février mille six cents cinquante et un, une heure après midi, voyant les approches que faisait mons. le comte de Grandpreit avec sa cavalerie vers les Ardennes du village du Sart, sur le refus quon luy fit de le loger sans ordre de Son Alt. Sérénissime de Liège pour divertir les malheurs qu’il estait aisé de prévoir, accompagné et requis de Servais Bronfort, bourgmestre du Sart, je me suis allé présenter à la teste des escadrons, demandant à parler à mons. le Comte, non sans menace de péril de mot, d’où j’ai été tiré à la faveur d’une trompette qui m’est venu prendre et conduire audit le Comte sur le champ où l’on mettait pied à terre pour faire l’inscription, là mons. le Comte environné de plusieurs officiers me fit l’honneur de me donner audience ou l’ayant supplié avec toutes les instances et submissions possibles de ne rien entreprendre sur le village, mais de passer outre puisqu’il se pouvait rendre à son quartier sur un peu plus d’une heure et m’ayant répondu que absolument il voulait loger je lui dit que les gens qui étaient résolus du plus tost tout perdre et mourir, et que à la suite des malheurs qui je prévoyais d'avoir naître de telle résolution, m’avait fait entreprendre de l’aborder, à quoi il jura de tout brûler en cas de refus et résistance, e répliqua que ce serait des Innocents et que ce n’etait pas tant de ceux du village qui empêcheraient de ce rendre que les étrangers qui y estaient envoyer et commander de S.Alt.Sér. pour défendre et tenir le poste, la dessus les dragons ont mis pied à terre commençaient à courir et se lancer dans les premiers jardins, criant, çà et là allons allons, ce qui me fit suivre et courir après monsieur le comte à mains jointes et luy m’ayant demandé si ie ne voulais dire autre chose, ie le pria s’il était arrêté de loger qu’au nom de Dieu il se logait mais dans les hameaux du ban pour éviter ses inconvénients et les notre, à quoi il me dit qu’il n’en logerait qu’une partie dans le village de Sart et l’autre dans les hameaux et qu’il y tiendrait bon ordre, mais l’ayant prié en vain de considérer que nous n’étions plus maîtres pour l’admette dans le Sart, quand même nous voudrions ie le supplia d’ouyr un mot à parte et prenant un autre officier avec lui, ici allons ce dit-il, voyons ce que monsieur le pasteur veut dire.

                Monsieur ce lui dis-ie, qu’il plaise à votre excellence d’agréer une pair de gan de deux cents pattacons,  deux cents foutre me réplicquat-il, ce ne sont pas mes intérêts que ie cherche, est-ce tout ce vous me voulez dire, pasteur ? sur cela come il s’en allait et que les dragons courraient desi là, ie le supplia de recheff à mains jointes que pour le pur amour de nostre bon Dieu, il voulust encor donner un peu de temps et faire halte, jusqu’à ce que j’aurais communiqué sa résolution à mes pauvres gens.  Allé dont dit-il vistement et apporte moi les billets.  son trompette me reprit et me remit dans le petit Sart où ie le pria d’attendre ma réponse ce qu’il me promis, mais au mesme temps que j’entrais l’attaque estant donnée par le haut du village où ie venais d’aborder monsieur le comte, ie ne trouva que désarroi et confusion sans savoir à qui madresser, ce qui me fit tout la laisser.  Fait le deuxième de mars de mille six cents cinquante et un ainsi signé Henri de Laloue pasteur du Sart.P.S. il y eut le dr. février 1651, 43 maisons brûlées en la rue que marché du Sart et quelques paysans tuez.»     

                Le chroniqueur Sartois, Melchior Crahay, fait également un récit du campement du comte de Grandprez sur la heid de Sart, ainsi que son attaque du village qui fut tout saccagé.

                Sa narration concorde en tous points avec celle du curé Henri de Laloue, et, comme lui, montre la cruauté de Grandprez et de ses troupes mercenaires.

-         En 1658, le Duc de Lorraine prit son quartier d’hiver et y resta jusqu’à ce que tout fut mangé ; les habitants abandonnèrent leur domicile et résidence.

-         Le 24 novembre 1673, pour détourner de Sart, le prince de Nassau, les bourgmestres Hazinelle et Gavet allèrent le trouver à Limbourg et lui présentèrent une écharpe de soie d’or, à sa femme une paire de manchons brodés d’or, 10 patacons au gouverneur et 5 patacons au sergent-major.

-         En 1673, en décembre, le seigneur de Chavignac étant à Jalhay, notre ban fut obligé, afin de se mettre à l’abri du logement de ses troupes, de lui compter 1200 florins.

-         En février 1674, le dit Chavignac, de retour à Huy, logea dans nos hameaux et emporta 2400 florins.

-         En juin 1675, l’armée française assiégea la ville de Limbourg ; plusieurs soldats enlevèrent de notre ban environ cent bêtes à cornes.

                Et après la reddition de cette ville, notre ban fut obligé de fournir douze charrettes attelées chacune de deux chevaux pour conduire le bagage du seigneur de Créquy jusque Trèves et même livrer quantité de pionniers pour démolir les fortifications.

-         Le 25 novembre 1675, la compagnie de La Reid vint à Sart avec Hautregard et une parte de la compagnie de Spa, au secours contre les Hollandais qui, la nuit précédente, avaient mis le feu à Solwaster.

-         En 1676, obligation de livrer 40 vaches et compter 1200 florins au camp du Seigneur Bovigny devant Maastricht.

-         En 1677, les troupes du Colonel Poncelet s’arrêtèrent, pillèrent les maisons en vivant à discrétion.

-         En 1677, le jour de St. Simon, le brigadier Frankenxberghe aborda avec 1500 chevaux ; ses soldats tuèrent les bestiaux, mangèrent les grains et laissèrent le ban dans un déplorable état.

-         En 1678, pendant le quartier d’hiver des Français, la communauté fut obligée de créer de grosses rentes pour les satisfaire.

-         En 1689, logement du comte de Berlo Quabeeck avec quatre cents chevaux ; il emporta 1360 florins bb.

-         En décembre 1689, 300 cavaliers du duc de Brandebourg, en garnison à Aix-la-Chapelle, vinrent loger au ban pour partir le lendemain.

-         En 1690, livraison de 20 vaches à l’ordre du marquis d’Harcourt au camp fixé à Malmédy.

-         En 1690, le major Lejeune passa avec 80 cavaliers brandebourgeois et en septembre 1691, vint le colonel Jonckeim avec 400 cavaliers.

-         Egalement en 1691, obligation de livrer aux Français à Luxembourg des rations d’avoine pour 1400 florins.

-         Fin août 1692, une armée de 10 à 11 hommes du duc de Juliers et de l’archevêque de Cologne, passent et 8 à 9 jours après, 3000 soldats du duc de Munster volent et ravagent tous les grains.

-         Le 1 juin 1694, obligation de livrer 45 vaches à l’ordre du seigneur Boufflers au camp de Ciney.

-         En octobre 1694, livré 300 mesures d’avoine au départ des troupes brandebourgeoises.

-         En décembre 1694, à titre de représailles, les Français enlevèrent deux de nos manants et les conduisirent au camp de Luxembourg.

                A diverses reprises, le ban fut obligé de livrer des muids d’avoine au camp d’Embourg ; du foin et de l’avoine à la ville de Liège pour l’entretien des troupes et cavalerie de S.A. Le Prince ; de fournir des palissades et des pionniers pour les fortifications de la Chartreuse et du Château de Huy.

-         Le 24 janvier 1698, le prince e Holstein arrive au ban, conduisant ses troupes

en garnison à Luxembourg.  Il est accompagné de 3290 soldats, 273 femmes, 164 charrettes et 456 chevaux.

-         En 1704, ce sont les cavaliers du général Henri de Nassau.

-         En 1706, logement des soldats français, commandés par le Colonel Demoulin, viennent au ban et exigent beaucoup de vin et de brandevin ;

-         En janvier 1715, logement des troupes impériales sous les ordres du colonel Pasquilino.

-         Et en février, 2 compagnies de dragons du régiment du prince Eugène.  Les manants furent obligés de conduire les bagages de ces deux corps d’armée jusque au delà de Vielsalm, dépensé de 10.000 florins brabant pour la communauté.

-         En 1736, quartier d’hiver du régiment de Savoie depuis le 29 novembre jusqu’au 4 avril suivant.  Les États Généraux votèrent 30.000 écus au profit de la communauté qui avait beaucoup souffert de ce quartier d’hiver.

-         En 1748, le jour des Rameaux, les Français pillèrent diverses maisons.

                A l’époque où les armées françaises envahirent le pays, en sus des fournitures d’avoine, de foin, de paille et des bestiaux pendant le cours des années 1793, 1794 et 1795, la commune dut payer aux armées de la République française la somme de 57523 francs.

                Plus tard, quand la principauté de Liège demande son annexion à la France, elle perdit son indépendance en même temps que ses libertés dont les Liégeois avaient toujours été si fiers.

                Les Français s’accablèrent nos ancêtres d’impôts tellement écrasants qu’ils montèrent à des millions et des millions de francs ; ils établirent la conscription pour le recrutement des soldats ; les prêtres furent tués ou exilés ; les églises furent fermées et privées de leurs emblèmes religieux etc…  Cet état de choses ne prit fin qu’à la proclamation de l’empire (sous le sceptre) de Napoléon, le 18 mai 1804.

                Ici s’arrête la longue liste des malheurs soufferts par la commune.

                Ainsi, par supplique du 3 juillet 1748, l’autorité expose à S.Alt. les dommages soufferts par la communauté pendant les deux derniers quartiers d’hiver.

                La misère est si grande, disent-ils, que les habitants se nourrissent de racines et de paille hachée ; ils se retirent auprès de leur maigre bétail pour lui emprunter la chaleur qu’ils ne peuvent obtenir dans leurs habitations.

                Depuis 40 ans, un tiers environ des manants se sont laissé dessaisir de leurs biens, n’en pouvant plus payer les tailles.  C’est pour cette raison que la commune possède actuellement un si vaste domaine.

                Aussi haut que l’on remonte dans l’étude des archives, on voit son infortunée population tant violentée et mise à rançon que l’on a droit d’être surpris d’y trouver des habitants et pierre sur pierre.

                Il est consolant de rappeler ici un paragraphe du livre de Renier sur le ban de Jalhay.

                Voici ce qu’il dit :

               « Etait-ce l’inclémence de la nature et la permanence du danger qui donnèrent à la population cette énergie rare, une valeur à toute épreuve ? Le fait est que si d’entre les Gaulois, les Belges furent les plus braves, les Franchimontois furent les plus braves d’entre les Belges et les Bans de Jalhay et Sart furent les plus braves d’entre ceux de Franchimont.»

                Au milieu des souffrances considérables que la communauté eut à endurer pendant les longues guerres, un recès mérite d’être signalé.  C’est une double attestation du 20 janvier 1762 (1) délivré par les bourgmestres et rédigée comme suit :

(1)    A.C. Reg. 4 p. 573.

                «Nous bourgmestres et magistrats du ban du Sart, marquisat de Franchimont, attestons et certifions que la compagnie de Mr. de Cezeau, logée dès le 4 janvier 1762 en quartier d’hiver et la compagnie de Mr. de Lande, logée dès le 13 janvier, même année, se sont comportées avec une exacte discipline et sagesse pendant ledit quartier d’hiver qu’elles sont restées audit ban ; en foi de quoi nous donnons ce présent certificat pour leur valoir et servir où besoins sera.  Fait audit Sart ce vingt mai annodit.  Ont signé à l’original de cette : Antoine François Detroz et Frédéric Bayer, bourgmestres et Mathius Joseph Botterman, commissaire.»

                D’où il faut conclure que les autres troupes se conduisaient en véritables vainqueurs et tyrans.

                BATAILLE DE LA HEID DE SART - Pour ne pas faire de redite, nous renvoyons le lecteur à quelques pages plus avant où il trouvera, sous la date du 2 mars 1651, le récit exact de la Heid de Sart par le témoin principal de ce fait, le curé Henry de Laloue, qui fut envoyé comme ambassadeur auprès du comte de Grandprez.

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