C h a pi t r e  I  

APERÇU DES ARCHIVES COMMUNALES

                Les plus anciennes archives datent de 1551.

                Toutes les pièces antérieures à cette époque sont devenues la proie des flammes.  L’incendie sévit fréquemment à Sart, soit accidentellement, soit provoqué par le passage et par le séjour des troupes étrangères.

                L’incendie du 25 juillet 1825 fut particulièrement fatal aux archives ; il détruisit de fond en comble la maison du secrétaire communal, avec de nombreux documents, les registres de la population et ceux de l’état-civil qui y étaient déposés.

                Voici quelques indications relatives à l’état de nos archives.

                 Le 20 mars 1704, le Bourgmestre adresse une intimation au greffier pour la remise à la Halle de nombreux documents manquants, ainsi que de la hache à marquer les chênes destinés aux manants pour la bâtisse.

                Menacé de poursuites, le greffier s’exécute lentement, et les papiers de police et autres sont enfermés dans un coffre en fer, fermé à deux clefs et déposé à la Halle.

                Le 5 juin 1704, sur l’invitation du Bourgmestre, le notaire De Storheaux de Spa fait, en présence du Bourgmestre, des commissaires et de deux témoins, le répertoire des pièces, lettres et actes trouvés dans le coffre.

                Cette énumération comprend une liste de huit pages de papier grand format.

                Le 24 mai 1719, un second inventaire est dressé de toutes les pièces rapportées de la Chancellerie de Liège.

                Le 4 mai 1757, un recès du Bourgmestre oblige le substitut-greffier à remettre les archives à la Halle au lieu de les conserver à son domicile.

                Le 11 décembre 1772, les magistrats communaux dressent un inventaire des registres aux baptêmes, aux mariages et aux décès, comme aussi des registres aux Routes, déposés à la maison pastorale.

                Quatre de ces registres comprennent les actes de l’état Civil entre les années 1616 et 1730 ; huit autres registres s’occupant des routes et des choses intéressantes qui se sont passées dans la commune. Ces huit registres ont disparu.

                Aujourd’hui, les archives sont classées et déposées au dépôt des archives de l’état à Liège.  Elles fournissent notamment des indications sur les

IMPÔTS, TAILLES, COMPTABILITÉ

                La collection contient 156 fardes volumineuses.  La plus ancienne part de l’année 1551 et la dernière est inscrite sous le millésime 1795.

                La longue énumération des tailles comprend l’assiette des tailles, les différentes espèces de tailles, savoir : tailles afforaines, tailles simples, tailles doubles, tailles sur l’œil du Moulin, tailles sur les biens censaux et sur les féodaux, taxes personnelles et commerciales, taxes sur le massuage et le bétail, taxes sur la bière, l’hydromel, le vin, le brandevin, etc … ; la division des tailles ; les publications pour le paiement des tailles ; la levée et la collecte ; les oppositions des cabaretiers ; les plaintes et les cabales des manants ; leurs réclamations et leurs suppliques au prince-évêque ; les comptes des collecteurs des tailles ; enfin, les saisies des fruits et vairs pour faute de paiement des tailles.

                Magistrats.-  Les pièces relatives à la nomination, au serment, à la démission des bourgmestres et des commissaires, ainsi que les procès-verbaux des élections, sont renseignées dans les documents à partir du 11 juin 1613 jusqu’en 1794.

                Les comptes des Bourgmestres occupent 53 volumineuses fardes depuis 1620 jusqu’en 1798.

                Les fardes des Réquisitions militaires imposées par l’arrivée et le séjour de nombreuses troupes étrangères, sont intéressantes d’étudier, parce qu’elles montrent les maux que la communauté a enduré pendant plus de deux siècles (1584 à 1794).

                Les rapports de la Dette communale - conséquence des réquisitions militaires – les emprunts des bourgmestres, leurs démarches auprès des créanciers, sont longuement détaillés dans les fardes et registres de 1676 à 1796.

                Ajoutons, pour être complet, que de nombreux documents du 16e, du 17e et du 18e siècle, font mention  des Archives, des Ardoisières, des Armes, des Armoiries, de l’Art de guérir, des Attroupements, des Biens Communaux, des Biens-fonds ; des Bois et Forêts ; de la Chasse ; des Chenilles ; des Chirurgiens ; du Cimetière ; des Cloches ; des communs pauvres ; de la Cour de justice ; des Courses de chevaux ; de la Dette communale ; des Dîmes ; des Déserteurs ; des Eaux minérales ; des Ecoles ; des Forestiers ; des Forges ; des Fourrages et pailles ; des Marchés francs ; des Gouverneurs de Franchimont et de Limbourg ; des Grains ; des Gratifications ; de la Halle ; des Haies ; de l’Hôpital ; de l’Horloge de l’église ; des Houillères et Mines d’ardoises ; des Incendies ; de l’industrie drapière et du Truck-Système ; des Limites ; des Loteries ; des Marguilliers ; de la Milice Franchimontoise ; des Monnaies ; du Mort Bois ; du Moulin banal ; des Organistes et des Orgues ; des Patrouilles ; des Poids et Mesures ; du Perron ; de la Poste ; de la Police ; des Ponts ; des Procès ; des Processions ; du Ramonage ; du Recensement ; des Réquisitions militaires ; de la Révolution liégeoise et française ; des Ruches à miel ; des Saisies et des bannissements et leurs conséquences ; des Sangliers ; de la Sauvegarde ; des Sonneurs et incendiaires ; des Vagabonds ; des Viviers et de la Voirie royale et rurale.

                Quatre pièces seulement parlent de l’enseignement dans la communauté ; la plus ancienne date du 16 juin 1652.

                Signalons encore de nombreuses lettres émanant du Chapitre Cathédrale, des Gouverneurs de Franchimont et de Limbourg, de Magistrats des autres bans, ainsi que de ceux de Stavelot, de Liège, de Maastricht, de Malmedy et d’autres lieux ; des chefs de corps pour informer la municipalité de Sart du passage et du logement de troupes.

                Plusieurs lettres, datées de Sart, sont des réponses faites par les Magistrats à diverses demandes émanant des autorités voisines. Elles sont comprises entre les dates de 1597 et 1794.

                Les documents de 1800 à 1830 ont disparu dans un incendie.

                A partir de 1830 ; ils sont complets et classés.

                Les registres paroissiaux comprennent sept volumes, renfermant les actes de l’état-civil à partir de 1616 jusque 1823.  Ici encore, il y a de nombreuses lacunes.

                Le Dépôt des archives de l’état à Liège abrite 29 gros registres tenus par la Cour de justice de Sart.  Les 22 premiers renferment les Œuvres de cette Cour de 1591 à 1794.

                Les 7 derniers sont les registres aux Saisinnes, Dénigrements, Appreuves de Saisinnes, Bannissements, tous faits compris entre les dates 1670 et 1795.

                Le dernier acte, du 8 juin 1794, est suivi de cette mention : « Vu ce registre finissant au 28 juillet 1794 par le Receveur de l’Enregistrement de Spa le 12 fructidor an 5.

                                                                  Signé : Levasseur.

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